Vous devez vous connecter ou vous inscrire afin de participer à ces discussions.


 

Parlons de... comment j'ai réagi à l'annonce du diagnostic de cancer

Parlons de... comment j'ai réagi à l'annonce du diagnostic de cancer

Publié par Modératrice_SCC sur jun 10, 2016 1:08


62d818eca503b5bab6b7222808c9e2df-huge-le

L’annonce du diagnostic de cancer fait vivre une montagne d’émotions : peine, colère, culpabilité, peur; impossible de rester indifférent à cette nouvelle réalité. La personne atteinte, les aidants, la famille, les amis et les proches, reçoivent généralement cette annonce comme un choc.  Et vous, comment avez-vous vécu l’annonce de ce diagnostic de cancer?

 

Modératrice pour ParlonsCancer.ca

RE: Parlons de... comment j'ai réagi à l'annonce du diagnostic de cancer

Publié par Soleille sur jun 11, 2016 1:13

Bonne idée d'écrire sur ce sujet....
Première mammo, c'est un concours de circonstance qui m'amène à passer l'examen. Ça fait près d'un an que le dépistage m'avait informé par courrier que je suis illigible à une première mammographie. L'information traîne dans ma pile de papiers des choses à faire, mais que je repousse, me disant que je n'ai pas de temps à perdre pour aller passer ces examens niaiseux. Je me légitimiste en me disant que je manquerai pas de travail en plus pour passer cet examen. De fil en aiguille les circonstances font que je passe l'examen. JAMAIS mais pas UNE seule seconde où je crains que l'on détecté un cancer. Ma crainte est celle des autres m'ayant dit que ce test était douloureux à passer. Ce qui est faux en passant.

Le lendemain matin, ma docteure de famille me telephone pour me dire qu'elle a reçu les résultats de la veille et que ça ne regarde pas tellement bien. Je me dis en moi-même "bon sens, les nouvelles voyagent bien vite". Je lui laisse entendre mon interrogation sur le fait qu'ils ne voient pas bien la radio parce qu'elle est floue ?" Ma docteure poursuit sur le fait que ce qu'ils voient est suspect ???? Elle ajoute qu'il y a des spécules.... J'allume pas encore, mais pas du tout. Je l'interroge sur ce qu'est des spéculent ? Elle me dit que ce sont des petites pattes autour de la masse....réaction
Soleille ☀️

RE: Parlons de... comment j'ai réagi à l'annonce du diagnostic de cancer

Publié par Soleille sur jun 12, 2016 9:57

Suite....Réaction. Je ne veux pas en parler à personne afin de ne pas inquiéter personne. Je garde le secret qui, finalement ne pourra pas être gardé bien longtemps. Le surlendemain l'hôpital en radiologie me telephone en vue de prendre une photo d'agrandissement de l'image suspecte....et mon amour est dans la cuisine avec moi. Je veux l'épargner, je ne veux pas qu'elle s'inquiète inutilement, je prolonge volontairement la conversation au telephone en adoucissant ma réaction de surprise. Une fois le telephone  raccroché elle me demande la question fatidique: *pourquoi devoir retourner prendre une autre mammo ?* Elle est intelligente et je lui dit la vérité d'une possible masse suspecte au sein où rien n'est encore certain. 

Pour la première fois les larmes montent doucement en moi et je les laisse s'échapper, elles coulent sur mes joues. Je ne peux plus arrêter le train en marche. J'en suis incapable. Il prend la vitesse de l'affolement que je ressens à l'idée que ma vie vient peut-être de finir. Je ressens une menace de mort. Ma vie est en danger. J'ai peur, non, je suis déjà morte de peur. Je ressens un sentiment d'impuissance où je ne suis plus en contrôle de ma vie. Je dois me plier et me soumettre à un cancer. Je braille ma vie finalement dans les bras de ma conjointe.
Soleille ☀️

RE: Parlons de... comment j'ai réagi à l'annonce du diagnostic de cancer

Publié par danielesun sur jun 13, 2016 9:50

À la suite d'une biopsie, mon gynécologue m'a fait venir à son bureau pour m'annoncer qu'il n'avait pas de bonnes nouvelles, que la tumeur à mon sein droit était cancéreuse. Je suis retournée chez moi et j'ai enfilé mes vêtements de course et je suis allée courir un beau 5 km. En courant, j'ai décidé deux choses :

1. Je n'allais pas vivre cette expérience dans la souffrance, la colère et les larmes. Au contraire, s'il y avait un temps dans ma vie où il fallait que je sois sereine, c'était bien celui-là.
2. J'allais continuer à courir, cancer pas cancer, Différemment sans doute, mais la course allait faire partie de mon traitement.
C'est deux principes me guident depuis le diagnostique il y a 3 mois et j'ai de l'énergie pour courir.

RE: Parlons de... comment j'ai réagi à l'annonce du diagnostic de cancer

Publié par Soleille sur jun 13, 2016 1:57

Partie 3: Après avoir pleuré abondamment, je me suis refermée dans ma coquille. Plus rien ne pouvait m'atteindre. Je me suis enfermée dans ma salle de bain en-haut et je l'ai occupée pendant trois semaines. Mon amour pouvait aller en-bas  pour ses soins personnels. Je me promenais entre ma salle de bain, mon lit et ma place à la table et le monde s'est arrêté pour moi. Je suis demeurée silencieuse. Je suis perdue dans mes pensees, je tourne en rond, je me sens prise au piège. Je suis assise sur le bord de mon bain la plupart du temps, j'ai entrouvert la fenêtre, et je fume une cigarette derrière l'autre, et je secoue ma cendre dans la toilette. Qu'est ce qui m'arrive ? 

Le point culminant est lorsque j'ai traversé la phase active de colère et d'injustice.....*Le pourquoi moi ?* Je me laissais aller à chialer, à croire à l'injustice. Mais lorsque je me suis posée la question à l'envers. Pourquoi pas moi ? J'ai cheminé vers l'acceptation, sachant bien que je n'étais pas épargnée plus qu'une autre personne, et ce, malgré toutes les épreuves que j'ai traversés dans ma vie. La vie c'est la vie et j'en fait  partie et je veux continuer à vivre l'aventure, maintenant je sais pourquoi.....c'est juste pour le plaisir, le bonheur et augmenter ma joie de vivre le temps qu'il me reste.....Voilà ma réaction, mon cheminement et mon évolution depuis le diagnostic. 
Soleille ☀️

RE: Parlons de... comment j'ai réagi à l'annonce du diagnostic de cancer

Publié par Blanquita99 sur jun 29, 2016 4:16

En juillet 2011, je suis rentrée à l'hôpital pour une série de tests pour essayer de trouver ce qui me causait de graves crises d'hypoglycémie. Cela faisait 8 ans que j'avais des synptômes et aucun médecin ne trouvait ce que j'avais. On m'avait même dit que c'était de l'hypoglycémie réactionnelle.

Après avoir eu une grosse crise dans le métro de Montréal, j'ai décidé de me prendre en main et d'aller consulter une fois pour tout pour savoir ce qui m'arrivait. Je savais à quel moment j'avais les crises plus fortes et elles étaient de plus en plus fréquentes. Lors de ma première visite à l'hôpital au mois de mai, on m'a dit qu'il était possible que j'aie une tumeur bénigne et je suis partie avec cette idée-là. Par contre, je devais passer des tests à jeun pour savoir vraiment ce qui se passait.

Le 17 juillet au soir, je suis rentrée à l'hôpital et le 20, j'ai eu le terrible diagnostic. J'étais seule lorsque le médecin en endocrinologie est venu me voir dans ma chambre pour m'annoncer la nouvelle. Il m'a dit que j'avais une tumeur maligne avec métastases au foie non opérable et ma réaction quelques minutes plus tard, a été de sentir que ma vie était réellement en danger mais après avoir pleuré un peu, c'est la gorge serrée et encore des larmes dans les yeux que j'ai annoncé la nouvelle à mon frère d'abord et ensuite à mon père. Pour ma mère, je suis restée assez seraine pour le lui annoncer et le soir-même dans ma chambre d'hôpital, j'étais prête malgré la peur de l'inconu, de faire face à ce qui viendrait et à lutter plus que jamais pour ma vie.

Pour moi, c'est la première année qui a été très difficile émotionnellement mais depuis mon diagnostic, je suis positive et je fais de la marche presqu'à tous les jours. Je marche sur le tapis roulant l'hiver et dehors lorsque le temps le permet l'été. Je ne peux faire de l'exercice trop intensif pour éviter les baisses de sucre dans le sang mais il n'est toujours pas facile pour moi d'avoir une vie complètement normale. J'ai d'autres problèmes chroniques à par le cancer et je jère toutes mes choses seule. Je suis également très diciplinée et prudente. Je me considère chanceuse d'être encore en vie après 5 ans et d'être stable depuis 2011.

RE: Parlons de... comment j'ai réagi à l'annonce du diagnostic de cancer

Publié par vicca sur aoû 31, 2016 11:00

Bonjour,
à l'annonce de mon cancer, j'ai ressenti un sentiment de culpabilité de ne pas avoir consulté tôt, c'est à dire dés que j'ai aperçu une masse dans mon sein, bien que il s'est avéré que je n'ai pas de métastases ni de ganglions atteints, je garde toujours ce sentiment de culpabilité, j'ai bénificé d'une tumorestomie avec curage axillaire, je me dis souvent peut être si j'avais consulté tôt on m'aurais évité le curage.
vicca.

RE: Parlons de... comment j'ai réagi à l'annonce du diagnostic de cancer

Publié par Ti-Moz sur jun 14, 2019 5:40

Moi je dois avouer que même encore à ce jour je pleures comme ça se peut pas. J'en dors quasiment pas la nuit sauf quand j'ai ma médication pour les douleurs associés aux 2 cancers que je combats et à cause de l'anxiété que ça me procure . Je vis surtout de la  frustration . Je l'accepte pas j'envie le monde je suis comme eux ils l'ont pas maudit qui sont chanceux . Je croyais que ça se passerait mais au contraire ça fait 1 mois pis c'est au temps dur que lorsqu'il me l'on annoncer

RE: Parlons de... comment j'ai réagi à l'annonce du diagnostic de cancer

Publié par melusine sur jun 15, 2019 9:42

Comment j ai réagis lorsqu on m a annoncé que j avais le cancer? J étais dans le bureau de l urologue  avec mon chum que j avais depuis seulement 2 mois. Premièrement lorsque le médecin a prononcé le mot cancer, j etais pu là,  je n écoutais plus rien. Lorsqu on est sorti du bureau mon chum courrait après moi pour me serrer dans ses bras, mais ma réaction a été de partir en courrant, je ne pouvais pas m imaginer avoir ce diagnostic. J étais supposé aller travailler après mon rendez vous,  alors la première chose que j ai fait c est appelé mon boss pour lui dire que je serai incapable de rentrer pour le reste de la journée, tout ça en pleurant. Il m a dit vient diner avec nous au moins. Ça m a fait du bien car la directrice m a serré dans les bras s est mise à pleurer tout comme moi. Le lendemain retour au travail presque comme si rien n était.  L annonce aux proches? Et bien tout le monde me dit; ça va bien aller, t inquiète pas, t es forte et positive toi alors tu vas passer à travers cette épreuve. J avais plus envie qu on me prennes dans les bras et qu on me dises je suis là pour toi et je comprends que ça ne doit pas être facile d apprendre une telle nouvelle. J ai besoin que les gens soient empathique avec moi, ça me fait du bien d être comprises dans ce que je vis.
Ce forum m aide beaucoup à m exprimer et si vous saviez le grand bien que ça me fait, merci à tous.
mélusine