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Bonjour
clpasto
13 billets

Bonjour,

En 2018 j'ai reçu un diagnostic de stade 4. Depuis, j'ai reçu des traitements d'immunothérapie, suite aux traitements j'ai fait une pneumonite, j'ai dû être hospitalisée, j'ai bien failli y rester! Au cours de l'été suivant j'ai fais une chute dans les escaliers menant au sous-sol. Je me suis fracturée la hanche et une côte. J'ai été chanceuse…en mai dernier l'on m'annonce, suite à un Tep-Scan qu'il y a une récidive du cancer.

Comme mon corps a déclenché une pneumonite suite aux traitements d'immunothérapie, le risque que ça revienne étant trop élevé, l'on me propose de la chimio. Je reçois 2 traitements seulement puisque tout a disparu sauf qu'en août, ça revient….encore! Je recommence la chimio. L'on me propose le protocole habituel: 4 traitements et ensuite des traitements d'entretient dont le nombre sera déterminé selon les résultats du Tep-Scan

J'ai trouvé la chimio vraiment très difficile (beaucoup de nausée) et mon corps aussi. Trois des quatre traitements ont dû être repoussés d'une semaine, soit mes plaquettes, soit mon hémoglobine n'étaient pas assez hauts pour que je puisse recevoir le traitement.

La semaine dernière j'ai reçu le premier traitement d'entretient. Les effets secondaires ont été moins intenses mais ce qui, à mon avis fait en sorte que j'ai une petite baisse de motivation est que :

Je suis seule dans cette épreuve.

J'ai un conjoint avec qui je vis mais pour lui tout semble être normal. Avant la semaine dernière et les nouvelles règles du gouvernement, il jouait au hockey 5 et parfois 6 fois par semaine, ce qui fait que je suis souvent seule. Je vis entourée de bois, loin de tout.

Je suis, habituellement, une personne forte et résiliente mais hier soir de drôles de pensées se sont misent à m'envahir.

Des pensées du genre : Avec cette immense solitude que je ressens et vis difficilement, ce manque de soutien, peut-être que la vie m'envoie un message qu'il vaudrait mieux que tout s'arrête…

J'ai eu peur.

J'aimerais tant retrouver cet entrain et ce désir de vivre qui me caractérisait mais je pense que l'usure, le confinement et l'isolement qui vient avec fait son oeuvre.

Puis, ce matin, je me suis souvenue que ce site existait :-)

Je sais que la route que nous prenons à partir du diagnostic, comporte son lot de difficulté (sur le plan émotif et psychologique) disons que je suis sur un terrain plus accident et que j'aimerais bien être accompagné pour le traverser :-)

Lors de mon dernier traitement la semaine dernière, en écoutant les personnes présentes, je me suis aperçue que d'être en traitement en période de pandémie est quelque chose de difficile pour plusieurs. La plupart des gens ont eu la chance de voir leur famille pendant les fêtes, de recevoir une petite dose d'amour parfois nécessaire pour poursuivre.

Moi, je n'ai vu personne. Personne ne m'a appelé. J'ai beau me dire que ces un temps normal, que seule les pensées que j'y rattache font que ce soit difficile ou léger mais je pense que là j'ai besoin d'échanger pour retrouver le goût de poursuivre.

Me voici donc

4 Réponses
Mel08
4 billets

clpasto:

Bonjour,

En 2018 j'ai reçu un diagnostic de stade 4. Depuis, j'ai reçu des traitements d'immunothérapie, suite aux traitements j'ai fait une pneumonite, j'ai dû être hospitalisée, j'ai bien failli y rester! Au cours de l'été suivant j'ai fais une chute dans les escaliers menant au sous-sol. Je me suis fracturée la hanche et une côte. J'ai été chanceuse…en mai dernier l'on m'annonce, suite à un Tep-Scan qu'il y a une récidive du cancer.

Comme mon corps a déclenché une pneumonite suite aux traitements d'immunothérapie, le risque que ça revienne étant trop élevé, l'on me propose de la chimio. Je reçois 2 traitements seulement puisque tout a disparu sauf qu'en août, ça revient….encore! Je recommence la chimio. L'on me propose le protocole habituel: 4 traitements et ensuite des traitements d'entretient dont le nombre sera déterminé selon les résultats du Tep-Scan

J'ai trouvé la chimio vraiment très difficile (beaucoup de nausée) et mon corps aussi. Trois des quatre traitements ont dû être repoussés d'une semaine, soit mes plaquettes, soit mon hémoglobine n'étaient pas assez hauts pour que je puisse recevoir le traitement.

La semaine dernière j'ai reçu le premier traitement d'entretient. Les effets secondaires ont été moins intenses mais ce qui, à mon avis fait en sorte que j'ai une petite baisse de motivation est que :

Je suis seule dans cette épreuve.

J'ai un conjoint avec qui je vis mais pour lui tout semble être normal. Avant la semaine dernière et les nouvelles règles du gouvernement, il jouait au hockey 5 et parfois 6 fois par semaine, ce qui fait que je suis souvent seule. Je vis entourée de bois, loin de tout.

Je suis, habituellement, une personne forte et résiliente mais hier soir de drôles de pensées se sont misent à m'envahir.

Des pensées du genre : Avec cette immense solitude que je ressens et vis difficilement, ce manque de soutien, peut-être que la vie m'envoie un message qu'il vaudrait mieux que tout s'arrête…

J'ai eu peur.

J'aimerais tant retrouver cet entrain et ce désir de vivre qui me caractérisait mais je pense que l'usure, le confinement et l'isolement qui vient avec fait son oeuvre.

Puis, ce matin, je me suis souvenue que ce site existait :-)

Je sais que la route que nous prenons à partir du diagnostic, comporte son lot de difficulté (sur le plan émotif et psychologique) disons que je suis sur un terrain plus accident et que j'aimerais bien être accompagné pour le traverser :-)

Lors de mon dernier traitement la semaine dernière, en écoutant les personnes présentes, je me suis aperçue que d'être en traitement en période de pandémie est quelque chose de difficile pour plusieurs. La plupart des gens ont eu la chance de voir leur famille pendant les fêtes, de recevoir une petite dose d'amour parfois nécessaire pour poursuivre.

Moi, je n'ai vu personne. Personne ne m'a appelé. J'ai beau me dire que ces un temps normal, que seule les pensées que j'y rattache font que ce soit difficile ou léger mais je pense que là j'ai besoin d'échanger pour retrouver le goût de poursuivre.

Me voici donc

Bonjour,

Ton message me touche énormément, je viens tout juste d'apprendre mon cancer un léiomyosarcome de grade 3 on me l'enlève dans 5jours. Je ne connais pas encore toutes les étapes que tu as supporter mais cette solitude que tu décris elle est je penses dans le cœur de beaucoup de personne souffrant de cette maladie et même les mieux entourés. L'entourage est important malheureusement tout le monde n'a pas cette chance mais il existe beaucoup d'association de groupe de parole en plus d'internet ne te renferme surtout pas et essaye de bousculer un peu ton conjoint et lui dire ce que tu attend de lui. Et si ton réconfort tu le trouve ici et bien je me ferais une joie de te soutenir.

Je te souhaites plein de courage.

Mélanie

Pouki
127 billets
Bonjour Clpasto,

Vivre avec le cancer n’a rien d’évident et en plus les confinements rajoutent de la déprime, surtout si vous êtes de tempérament extraverti! À un moment donné, en effet, la fatigue extrême donne des pensées extrêmes et comme la routine est chambardée c’est comme si le plancher faisait des vagues.

vous avez eu le bon réflexe de venir sur notre site.

Les proches qui vivent le cancer avec nous réagissent comme ils peuvent. Peut-être votre conjoint est en déni et il a besoin d’un exutoire physique. Surtout s’il est la seule personne sur qui vous pouvez compter, il se sent peut-être dépassé. Il ne saisit peut-être pas non plus votre sentiment de solitude et croit respecter votre bulle. Rien n’est simple.

Essayez le plus possible de voir les petits bonheurs qui sont encore là et ont résisté au tsunami. Si vous vivez en forêt, vous devez aimer la nature. Elle peut encore vous ressourcer.

Baby steps en tout! Les bas sont normaux, il s’agit de ne pas leur accorder trop d’importance : ils vont passer. Et quand les petits bonheurs se pointent, on les savoure à fond. Il y en aura encore bien d’autres, il faut s’en rappeler quand tout semble sombre et laisser aller. Gâtez-vous vous-même, vous êtes votre meilleure alliée!

La preuve? C’est votre résilience qui vous a amené sur ce site alors que vous êtiez au plus bas. Vous avez encore tout ce qu’il faut pour passer au travers de ce parcours du combattant! Ou si vous préférez une image moins guerrière c’est un entraînement de marathonien avec son lot de sacrifices et d’efforts.



clpasto
13 billets

Bonjour Mélanie,

Merci pour ta réponse. 😊

J'espère que tout va bien pour toi et que l'intervention qui était prévue c'est bien passée.

Je te rassure, même si le jour où j'ai fait cette publication j'étais dans une journée moins agréable, je ne me referme pas. Pour ce qui est des groupes de soutien ici, dans ma région, tout est mis sur pause à cause de la pandémie et je le comprends parfaitement.

Tu as tellement raison lorsque tu écrit que plusieurs ressentent ce sentiment de solitude et ce, malgré le fait que pour certain l'entourage soit présent!

Je l'entends à chacun de mes traitements et cela me désole depuis le tout début. C'est pour cela que de l'écrire peut être aidant pour soi mais également pour d'autres qui se retrouvent dans cette situation.

clpasto
13 billets

Pouki:
Bonjour Clpasto,

Vivre avec le cancer n’a rien d’évident et en plus les confinements rajoutent de la déprime, surtout si vous êtes de tempérament extraverti! À un moment donné, en effet, la fatigue extrême donne des pensées extrêmes et comme la routine est chambardée c’est comme si le plancher faisait des vagues.

vous avez eu le bon réflexe de venir sur notre site.

Les proches qui vivent le cancer avec nous réagissent comme ils peuvent. Peut-être votre conjoint est en déni et il a besoin d’un exutoire physique. Surtout s’il est la seule personne sur qui vous pouvez compter, il se sent peut-être dépassé. Il ne saisit peut-être pas non plus votre sentiment de solitude et croit respecter votre bulle. Rien n’est simple.

Essayez le plus possible de voir les petits bonheurs qui sont encore là et ont résisté au tsunami. Si vous vivez en forêt, vous devez aimer la nature. Elle peut encore vous ressourcer.

Baby steps en tout! Les bas sont normaux, il s’agit de ne pas leur accorder trop d’importance : ils vont passer. Et quand les petits bonheurs se pointent, on les savoure à fond. Il y en aura encore bien d’autres, il faut s’en rappeler quand tout semble sombre et laisser aller. Gâtez-vous vous-même, vous êtes votre meilleure alliée!

La preuve? C’est votre résilience qui vous a amené sur ce site alors que vous êtiez au plus bas. Vous avez encore tout ce qu’il faut pour passer au travers de ce parcours du combattant! Ou si vous préférez une image moins guerrière c’est un entraînement de marathonien avec son lot de sacrifices et d’efforts.



Bonjour Pouki,

Merci pour votre réponse :-)

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