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Le besoin de dire

Le besoin de dire

Publié par Gi Bo sur avr 27, 2019 10:01

Salut tout le monde,

Oublions le fait que, comme beaucoup d'entre vous, je suis en attente de résultats.
Oublions que je n'ai aucune idée de ce que me diront les résultats.
Oublions aussi que ma seule façon de pouvoir parler de cette môôôdite mésaventure est de m'adresser à vous.
Oublions ma solitude qui pour certaines personnes pourrait sembler triste mais que j'ai bien apprivoisée.

Tout m'est revenu d'un coup, un peu comme si je n'y avais pas vraiment porté attention.  Un copain rencontré par hasard qui n'en sait pas plus qu'il n'en faut m'a dit hier <laisse toi pas aller, laisse toi pas aller>.

Je commence à y être habituée.  Depuis juillet dernier: test, attente, re-test, attente, et ainsi de suite.

Récemment, j'ai sauté quelques nuits, on appelle ça de l'insomnie.  J'avais le coeur en vadrouille et les méninges dans le brouillard.
Vendredi mon coloc avait rendez-vous avec un spécialiste et je l'accompagnais.  En sortant on savait qu'il n'aurait pas d'autres tests pour le cancer; rendez-vous dans un an.  Ça c'était une bonne nouvelle.  Je ne sais pas trop si j'aurais réussi à m'occuper de lui et de moi.

Je puise ma force dans le fait qu'il n'est pas trop au courant de ce qui se passe avec moi.  Y'é quand même pas fou.  Chaque fois que je  passe un test à nouveau, je lui explique un problème avec l'équipement et qu'ils doivent refaire les tests.  Pas certain qu'il y croit mais ça semble lui convenir.

Il n'est pas uniquement mon coloc, il est aussi mon patron et, surtout, mon ami depuis 20 ans.  Si vous voulez bien, pour les questions, on repassera.

Et, je me suis souvenue.  Il y a une couple d'années, sans raison particulière, on a choisi de faire notre testaments et notre mandant en cas d'incapacité.  Dans mon mandat, il est explicitement mentionné de ne faire aucun effort... au besoin.

Durant mon récent séjour à l'hôpital alors qu'on pensait devoir me faire une petite opération, en sachant que j'ai de petits problèmes avec les anesthésies, un médecin m'a demandé si, au besoin, j'acceptais ou refusais des tentatives de réanimation.  Ma réponse est sortie toute seule:  non, mes papiers sont déjà en ordre à ce sujet.  Le médecin a dit qu'il en prenait note mais que je pouvais, à tout moment, changer d'avis.

Le lendemain, un autre médecin passe me voir, mon médecin de famille par hasard.  Lui ai mentionné que je voulais changer d'idée.  Tout comme le médecin vu la veille, elle m'a expliqué les risques de l'opération en raison de mon problème d'anesthésie.

Finalement, l'opération a été retardé au calendres qrecques, autrement dit, ce n'est pas demain la veille et surtout pas nécessaire pour le moment.

Je visionnais l'émission Faire oeuvre utile quand j'ai réalisé, quand j'ai compris.

Moi, pas prête à partir mais pas pantoute!  Disons quand je serai vieille, très vieille, mais pas maintenant.  J'ai trop à faire.  Pour le moment, mon seul problème est la fatigue.  J'ai du mal à monter ou descendre l'escalier mais je n'ai pas le choix, c'est mon chien Kenny qui réclame la porte à tout bout de champ.  Finalement, c'est un bon exercice.

Non, pas prête pantoute à partir; ni aujourd'hui, ni demain, peut-être après demain.  On verra!

J"imagine que le mot <positif> ne sera pas plus facile à entendre pour moi que pour vous.

Maintenant, je sais que je vais me battre de toutes les forces qui me reste.

Alors, je vous offre un p'tit quelque chose dont j'aurai peut-être bientôt besoin.

Un p'tit brin de courage, de patience et d'espoir.
gi




 

RE: Le besoin de dire

Publié par melusine sur avr 28, 2019 8:14

Bonjour gibo, c est drôle larce qu en te lisant je me suis aperçu moi aussi que je suis loin d être prête à partir, je n ai que 54 ans. Je te dis ça car la semaime passée à l hopital je me suis mis à vomir beaucoup de sang, je filais tellement pas bien( j etais en hypotension), j ai dit à mon chum que je n étais pas certaine de passer à travers la nuit. A ce moment on m a emmener en salle de choc, j ai été là 1h30  avant que mon état soit stabilisé.  Je ne veux pas partir, et tu sais gibo je tiens à réaliser mon rêve d aller en croisière, et j irai.
Gibo je te souhaite d être capable de bien dormir, dormir est si important pour être bien. Bonne semaine
mélusine 

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